vendredi 17 avril 2015

Compte rendu de course. Marathon de Paris 2015


Compte rendu de course. Marathon de Paris 2015.
43000 partants. 42.195km. 100mD+ ;-)

A la seconde près !!!

Une fois n’est pas coutume, me voici parti pour passer la matinée à galoper dans les rues de Paris. Sur un coup de tête, avec 2 copains, je m’inscris au MDP car bien que fan de cap, je n’ai jamais couru de marathon. Quitte à en faire un, quoi de plus pratique que de faire celui en bas de chez soi ??

Mon objectif est simple : faire moins de 3h. Pour être précis, mon objectif est de 2h59min59sec.

Le trail ne me permet pas de m’entrainer correctement pour un marathon. Il faut en général travailler l’allure marathon, ce que je ne fais presque jamais. J’oriente mon entrainement plutôt sur le fond, les fractionnés 'longs' et le déniv. Mais il ne faut pas pousser non plus ; vu les km passés à courir à droite à gauche, et les fractionnés hebdomadaires que j’arrive enfin à caler depuis quelques semaines, je me sens fin prêt.

Je trouve une motivation particulière car en parallèle, mon frère Edouard participe au marathon de Pyong-Yang. La famille sera donc présente en même temps sur 2 marathons que tout oppose.

Mon premier coup de chapeau va vers ASO. J'avais peur de passer ma matinée dans les bouchons. Pour éviter cela, ils ont eu la bonne idée de faire plusieurs départs, en fonction des groupes de niveaux. Inutile d'arriver 4 plombes trop tôt, et aucun risque de passer son temps à doubler, ou à se faire doubler…

Je pars de chez moi vers 8h, et rejoins le départ en courant, ce qui m’échauffera comme il faut.

8h30, petit mot de Mme Hidalgo, maire de Paris, qui en profite pour faire un coup de pub pour l'organisation des JO à Paris
8h45, départ des élites 
8h48, départ du sas 3h00 !

Le côté pratique du marathon, c'est que des bénévoles courent avec un drapeau 3h00, ce qui permet de voir où l'on se situe par rapport à son objectif. Je décide donc de mettre ma montre en mode 'heure', pour éviter de passer mon temps à zyeuter en sa direction.
Je me cale les 3-4 premiers km à côté d'un porte drapeau 3h, pour être certain de rester dans le rythme. C’est quand même pratique ce système ; je remercie d’ailleurs les coureurs qui se sacrifient pour remplir ce rôle, car on le sent, les jambes les démangent, ils courraient bien rejoindre leurs copains devant, qui ont le même niveau qu’eux.

Les kilos s’enchainent sans trop se ressembler. Paris en quand même une belle ville !

La place de la Nation est vite rejoint ; je ne pensais pas que les distances, sans embouteillages, étaient si courtes !
Les supporteurs sont nombreux, et les groupes de musiques qui jalonnent le parcours nous réchauffe le moral.

Nous arrivons au château de Vincennes, puis faisons le tour du bois. Je suis bien dans ma course ; le rythme est bon, autour des 4’05, 4’10.

Il y a un ravito tout les 5km ; ce qui permet de me rassurer ; 20min40 entre chaque, c’est mieux que ce que je pensais. Et puis cela casse la monotonie. Toutes les 20min, il y a la certitude d'avoir de l'eau à portée de main, et un morceau de banane pour casser la croûte.

Km10 ; km15 ; km20… Le semi est vite bouclé, nous voici sur le chemin du retour alors que nous n'avons qu' 1h25 de course... Je n'ai pas l'habitude d'en avoir presque fini au bout de si peu de temps, il va donc falloir faire attention à ne pas s'enflammer... Mais les jambes répondent présentes, tout semble bien fonctionner. 
Je me vois alors faire 2h52 – 2h55… Mais gare aux enflammades ; elles n’augurent en général rien de bon.

Le retour de Vincenne se fait par les bords de Seine ; nous passons même dans quelques tunnels, où DJs et effets lumineux mettent une ambiance de feu dans le peloton. Le moral est au beau fixe.

Lorsque nous passons la Tour Eiffel, nous taquinons le 30èkm. Je me dis que le tour est joué car ce foutu mur des 30 ne se présente pas en face de moi, et c'est tant mieux.

Mais rira bien qui rira le dernier : ce bon vieux mur n’aura fait que se décaler de quelques km.

Il commence à faire chaud, et je commence à avoir faim. Je profite bien du ravito du Trocadéro, mais la sortie du 16ème arrondissement est laborieuse. 
Comme je suis bien, je décide de rajouter un cran d'intensité, pour finir sur les chapeaux de roue. ERREUR FATALE !!! 
Les jambes sont là, mais le souffle n’y est plus ; ce rajout d'intensité n'aura fait que me cramer l'énergie dont j'avais besoin pour garder le rythme sur le faux-plat monter du bois de Boulogne...
Je commence à avoir des points de côté ; et s’il y a bien une chose à laquelle je ne m’attendais pas, c’est bien ça.

Lorsque nous entrons dans le bois de Boulogne, je ne peux pas relancer : j’ai le souffle coupé, et mes points de côté me gênent péniblement.

Je serre les dents, mais me fait quand même doubler par les 2 fanions 3h00 : merde ! Je ne suis quand même pas entrain de passer à côté ???

Je serre les dents, et tente de relancer, mais rien n’y fait ; le souffle ne revient pas… Pas l’habitude de courir à cette vitesse aussi longtemps :-)

Je décide donc de prendre mon mal en patience, et fait contre mauvaise fortune bon coeur : j'en profite et me dis que pour un premier marathon, je m'attendais à pire, et aurait pris bien plus de plaisir que prévu... Je profite du final pour m'éclater, et profiter des encouragements de la foulée venue en nombre nous encourager.

K39…40…41… Nous arrivons Porte Dauphine ; il ne reste que 150mètres, me voilà ‘finisher’ de mon premier marathon !!!

J’avais décidé de ne pas regarder ma montre (je l’avais mis sur ‘heure’ pour éviter d’être tenté, ne voyant du coup que les intervalles entre les ravitos).

Ayant finis un peu au ralenti, je m’attends à voir 3h02 ou 3h03.

A ma grande surprise, ma montre me donne 2h59min54sec ! Confirmé par le résultat officiel :-) A peine croyable !!! Presque 3h d’effort, pour finir PILE dans l’objectif !!!

Je suis donc RAVI ; un joli parcours ; très bonnes sensations musculaires mais un effort à faire sur le souffle et l'alimentation (manger 3 morceaux de banane, c'est pas le top) ; un objectif atteint… what else ?? 

Maintenant, finis les blagues, place aux choses sérieuses, une semaine de repos, et la saison de trails arrive !!

mardi 7 avril 2015

L’abandon et le traileur…

L’abandon et le traileur…

Pour titrer ce post, j’hésitais avec « Abandon, faiblesse ou sagesse ? », mais la notion de trail ne ressort pas de ces 3 mots, or je pense que cette dimension fait partie intégrante d’une réflexion sur l’abandon.

Fin Aout dernier, je me retrouve à Chamonix. Il est 10h du soir, je cherche ma voiture pour rentrer me coucher. J’ai 70km dans les pattes, et j’en ai plein le dos. J’ai passé une bonne journée, mais une sale soirée, il faut bien l’avouer. Je viens d’abandonner en pleine CCC, alors que le plus dur était fait.

Je croise alors un type qui pense croiser un autre crack : il vient de passer la ligne d’arriver, en faisant un TOP10. Quand je lui dis que non, pour moi, c’est retour maison sans le gilet finisher, il me dit : « c’est toute la différence entre nous, triathlètes, et vous, traileurs… Nous, malgré toutes les difficultés que l’on peut rencontrer, on n’abandonne jamais ».

Je ne pense pas qu’il eu raison, ni qu’il eu tord.

Ce soir là, j’ai grandi ;  je suis parvenu à abandonner ; je suis devenu un peu plus mature. Je pense maintenant être capable de courir avec raison, en plus de courir avec passion.

Ma première Sainté, je l’ai couru pendant 50km avec des crampes ; 2 semaines plus tard, j’avais une TFL. Ca, je ne l’oublierai jamais.

Réflexion faite, j’aurai du abandonner, retourner à l’entrainement, et revenir l’année suivante, fort de cette expérience.
 
Mais la réflexion de ce champion m’a amené à beaucoup réfléchir sur l’abandon. Bien que je demeure certain d’avoir pris la bonne décision, pourquoi abandonner ? Dans quelles circonstances ? A partir de quel moment n’abonne-t-on pas par confort ? N’est-il pas possible de se servir de l’abandon comme une arme ?

Abandonner, c’est en effet baisser les bras.

Lorsqu’on s’inscrit à une course, c’est bien entendu pour la finir. Je ne suis pas allé à Chamonix pour courir 70 bornes et rentrer chez moi. J’aurai très bien pu faire ça chez moi. D’autant plus que lorsque je décide d’abandonner, il n’est que 20-21h. J’ai tout juste 10h de course ; je suis en avance sur mes prévisions, et ne suis pas trop mal classé.

Mais je ne fais pas du trail pour la performance. Ce qui m’attire dans cette discipline, c’est la beauté des paysages, la convivialité avec les autres coureurs, le plaisir de courir pour se dépasser dans un cadre exceptionnel.

Je n’ai que 10-11h de course, et plus que 30km avant la ligne d’arrivée. Pourquoi arrêter là ??

Cela fait 10h que j’ai les jambes lourdes. J’en ai plein le dos de ne pouvoir discuter avec personne. Les ravitos me semblent minables compte tenu du prix de la course : leur espèce de soupe salée m’écœure. Et puis le paysage est certes joli, mais je trouve qu’ils en font beaucoup, et ne vois pas en quoi cela est plus compliqué que le TGV, couru 2 mois auparavant. Avoir du débourser 250€ en matériel obligatoire pour RIEN, et me trimballer je ne sais combien de kg en trop sur le dos, c’en est trop. Ma contrariété doit avoir un impact psychologique qui m’empêche de manger quoi que ce soit.

Les 2-3 premières heures de course, tout va bien ; mais à partir du 1er point d’eau qui suit le premier ravito, l’alimentation ne passe plus. Lorsque j’arrive à Trient, j’ai faim. Je n’ai rien avalé depuis 7-8h (sauf une part de leur tarte à la myrtille vraiment infâme au ravito du km50) et il me reste au moins 5h de course.

Je décide d’arrêter car je me dis que si c’est pour faire un malaise en pleine nuit, paumé au milieu de je ne sais où, le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Je prends le bus, et rentre au chalet, finalement heureux d’avoir su dire stop !

A chaque fois que j’y repense, je suis fier de moi, et fier d’avoir su dire stop, plutôt que m’être entêté à vouloir coute que coute terminer une course, peut-être au péril de ma santé.

L’abandon, c’est donc baisser les bras, en effet, mais je ne pense pas qu’il faille le vivre comme un échec.

Abandonner, c’est également faire preuve de sagesse.

Les causes d’abandons sont légions : blessures, alimentation, fatigue, ras-le-bol. Peut importe la raison, je ne pense pas qu’il y en ait de mauvaise.

La raison est simple : on n’abandonne jamais par plaisir, ni par facilité, mais toujours par raison.

En 10h de course, on a le temps de s’en poser, des questions. Je ne connais personne qui ait abandonné sur un coup de tête. En général, la décision est prise après mûre réflexion, cogitée pendant de nombreuses heures à se demander si ce qu’on fait est bien raisonnable…

On en revient là à la question originelle : pourquoi fait-on du trail ? Si je voulais expliciter, je dirai « pourquoi fait-on du trail, et non de la route » ?

La réponse, ou plutôt ma réponse, est, je pense, commune à de nombreux pratiquants de cette belle discipline : « Par passion pour la course à pied, l’envie de se dépasser dans un cadre naturel d’une beauté exceptionnelle. »

Quelques paramètres sont donc indispensables à l’accomplissement de cet objectif.

Le plaisir ; l’intégrité physique ; le milieu dans lequel on évolue ; la beauté des paysages ; la convivialité.

Courir dans la montagne, dans un milieu naturel sympa, mais sans convivialité, en remettant en cause mon intégrité physique, à quoi bon ???

Depuis Aout dernier, je pense avoir changé dans mon approche du trail. Je n’ai plus peur de l’abandon, et du coup, aborde avec plus de sérénité les courses auxquelles je participe.

Avant, mon objectif était « d’être finisher ».

Maintenant, mon objectif est de faire une course pleine : si le plaisir, la convivialité, la simplicité, l’intégrité physique et les paysages, ne sont pas au rendez-vous, je n’hésiterai plus à m’arrêter, rentrer chez moi, et chercher un nouveau défi qui réponde à mes attentes.

Pour illustrer mes propos, je vais faire un parallèle entre 2 courses dont une est médiatisée, l’autre pas.

La CCC, pour commencer : chère, en inscription et en matos obligatoire (les gants imperméables et le surpantalon : vous déconnez sérieux, non ???), ravitos sans intérêts, transferts fastidieux, récupération des dossards interminable, bus de retour vers la voiture très mal organisé. A quoi bon s’arracher pour gagner un veston finisher de cette épreuve qui de surcroit fait la pluie et le beau temps sur la planète trail avec son système de point à la limite du mafiosisme. C’est promis, vous ne m’y retrouverez plus.

Le TGV. Trail des Glaciers de la Vanoise. Deux fois moins cher. 1min pour prendre son dossard. Des hôtels à 2min de la ligne d’arrivée, avec tout ce qu’il faut. 300 coureurs max. Une belle ambiance. Un parcours à couper le souffle dans un environnement exceptionnel : passages enneigés, traversée de col avec la présence de CRS pour assurer la sécurité : CA, c’est du trail !! D’ailleurs, j’y retourne cette année, et j’en trépigne d’avance J

Il n’y a donc aucune raison d’avoir honte d’abandonner. Qu’elle soit rationnelle ou non, il vaut toujours mieux abandonner une course ‘mal vécue’ et rebondir par la suite, que se forcer à terminer une course dans de sales conditions, et le regretter par la suite.

Suite à mon abandon, un paramètre psychologique nouveau rentre maintenant en compte, dans ma façon d’évoluer lors de mes courses.

Penser à l’abandon peut également devenir une arme qui permet de passer la ligne d’arriver en finisher avec le sourire !

Je ne m’en suis aperçu que très récemment, mais le fait d’avoir abandonné, m’a fait réfléchir, et a changé ma façon d’aborder la compétition. Avant, mon unique but était de finir une course. Maintenant, mon objectif premier est de prendre du plaisir, et puis si cela ne se passe pas comme prévu, tant pis, ca ira mieux une prochaine fois.

Lors de l’Ecotrail de Paris (30k), je prends le départ avec des jambes d’une lourdeur rare.

3km plus tard, je me dis que je vais rentrer chez moi, si c’est pour me trainer à ce point.

Je réfléchis et me fais la réflexion suivante : « OK, tu peux abandonner, de toute façon, tu n’es pas dans le peloton de tête. En revanche, tu as un autre option : en profiter pour faire ta sortie longue du week-end ». J’ai changé d’état d’esprit, baissé d’intensité, me suis refais une santé pour relancer dans la 2nde partie de course et finalement me faire plaisir sur la 2nde partie de cet Ecotrail.

Je me suis servi d’en avoir rien à faire d’abandonner pour enlever toute pression liée à l’échec, me recentrer sur le plaisir de la course au détriment de l’aspect performance, pour finalement me reposer et relancer sur la fin.

Me donner l’option d’abandonner m’a redonné la sensation d’être maitre de ma course. J’ai décidé de pouvoir abandonner ; je vais donc décider d’y aller à la cool, puis d’accélérer quand tout ira mieux.
 
Je m’étais fais plus ou moins la même réflexion lors du trail des Raids Dingues. Je m’étais dis que je ferai un départ rapide quitte à abandonner si je me cramais. Au final, je fais 2 (ex-aequo avec Gilles). Si j’avais voulu assurer le fait de terminer, je serai parti moins vite, et aurai très certainement fais une course moins aboutie.
 
Cette réflexion sur l’abandon reste très personnelle.
 
Certains pensent qu’il est ‘nul’ d’abandonner. Je leur dirai simplement de faire attention. Ce n’est pas parce que Kilian a couru 100km sur la diag avec une TFL qu’il faut faire pareil. Rester humble, et à sa place, permet de relativiser, et je pense d’aborder les choses plus sereinement, en prenant un maximum de plaisir pendant les courses.
 
Rester en forme en se faisant plaisir, voilà, à mes yeux, les limites à se fixer, pour se donner à fond tant que l’on ne franchi pas l’une ou l’autre de ces frontières.

jeudi 26 mars 2015

Ecotrail de Paris. 30km. 600m D+.

Ecotrail de Paris. 30km. 600m D+. Profil très roulant.
3200 partants (!)

 
Cela fait maintenant depuis le mois de Novembre que gênes et blessures me titillent. La reprise en Janvier est jalonnée de période plus ou moins positives, mais j’ai du mal à mettre le pied dedans comme je le souhaiterai. Il ne faut pas se laisser abattre ; je décide donc de planifier les trails à venir de façon progressive, en commençant par un court : le 30k, qui présente un profil roulant qui me permettra de voir si oui ou non je me lance sur le marathon de Paris le 12 Avril.

Je n’aborde pas ce trail de façon très sereine, mais après tout, quitte à faire une sortie longue dans le week-end, autant la faire dans un cadre sympa, à rythme forcément un peu soutenu.

Le départ est donné le samedi matin à 10h à Meudon. Il fait relativement frais par rapport aux jours précédents, et la pollution se fait ressentir…  Il y a foule au départ. Malgré mon manque de préparation, je décide de me mettre dans le 2nd paquet, pour éviter de me faire une cheville sur les pavés de Meudon.

Le départ est donné à 10h pile ! Nous partons moins vite que ce que j’aurai pensé ; moins vite que sur les Raids Dingues. Mais en revanche, les jambes sont tout de suite très très, mais alors vraiment très lourdes ! Incroyable, je ne fais pas 3km que je me dis que ça ne va pas le faire. A ce rythme là, je ne sais pas comment arriver au bout de ces malheureux 30km ; les sensations sont horribles, et je ne profite pas du tout de la course.

Je décide de changer radicalement d’état d’esprit. Au km6, la première côte s’offre à nous. C’est l’occasion de marcher un peu et réfléchir à la suite. Ma moyenne est mauvaise me dis-je, je ne vais donc pas jouer grand-chose. Mais comme je dois de toute façon faire une sortie-longue ce week-end, autant ralentir un peu, baisser d’intensité, et profiter à plein de la course.

Je joins donc l’acte à la pensée, lève le pied, et relève la tête, fermement décidé à tirer le meilleur de cette journée passée à cavaler dans les bois qui jalonnent notre belle capitale.

Vers le 12ème km, nous courrons sur un sorte de faux-plat, et bizarrement, les sensations sont bonnes. Je commence en fait tout juste à me chauffer ; la bête se réveille J

Au 16ème km, nous entrons dans le Parc de Saint-Cloud. L’endroit m’est familier, et les jambes commencent à bien se porter. Je décide donc de remettre un peu d’intensité, et accélérer sur la fin de parcours.

Les 5km du Parc de Saint-Cloud sont un réel bonheur. Le rythme est au rdv (un bon 14.5/15), et je suis très à l’aise. Je n’ai pas l’impression de forcer ; je peux donc en profiter comme je le souhaitais.

Je finis par arriver sur les quais de Seine, qui me feront regretter mon choix de chaussures…

J’ai pris ma paire de X wings, alors que 75% de la course est sur terrain sec, et les 10 derniers km sont sur goudrons… Ca cogne fort sur les tendons, mais je serre les dents, et me dis que la ligne d’arrivée n’est vraiment plus très loin…

30.5km après le départ Meudonien, me voila finisher de mon 2nd trail de 30km, cette fois-ci en 2h19, ce qui me met 61è (sur 3200) !

Plutôt rassurant à l’approche du marathon, et positif quant à une disparition progressive des différentes gênes et tourments qui me tracassent depuis quelques mois J

Prochaines étapes : petite course sur route avec le MDP2015, mais surtout, de sympathiques trails longs, dans le Perche, les Alpes, et les Causses de Millau J

Va falloir se remettre au taf, mais la saison s’annonce belle !

mardi 3 février 2015

De belles réjouissances en vue pour 2015

Après une année riche en courses plus sympas les unes que les autres (EcoTrail, Trail des Glaciers de la Vanoise, CCC-fail, Trail des Raids Dingues, Origole-fail), l'année s'est terminée en eau de boudin, ou queue de cerise, je vous laisserai choisir.

Un lacet trop serré mi-Octobre sur une bonne sortie intensive aura eu raison de mon pied pour 2 bons mois ! Une tendinite du releveur ne devait pas me quitter, et a scotché mes baskets au placard jusqu'au 5 janvier !

Je m'y suis donc remis début janvier, mais les sensations n'étant pas extra, je n'ai pas trop donné de nouvelles. Les choses semblent maintenant rentrer dans l'ordre, je vais donc reprendre du poil de la bête sur marche ou trail, et partager avec vous des moments inoubliables et expériences incongrues, dans la mesure du possible.

Si je devais retenir une leçon de cette longue période d'incertitude, c'est qu'un arrêt total n'est pas forcément une bonne solution. Avoir un bon médecin du sport est primordial, et l'écouter l'est encore plus. Attention également à ne pas devenir hypocondriaque, et s'auto immobiliser pour pas grand chose :-)

Passons aux choses sérieuses : 2015, qui laisse déjà entrevoir de très belles choses.

Mon premier objectif sera les 30km de l'Ecotrail de Paris.
Mais pourquoi 30km, direz-vous? Car c'est une sortie de préparation pour mon second objectif : le marathon de Paris, début avril.
Je ne vous cache pas que la perspective de courir 42km sur le bitume parisien ne me réjouis guère. En effet, soit je le fais en demi-teinte, mais quel est l'intérêt ; autant aller courir en pleine nature. Soit je le fais à fond et gare aux blessures, aux tendinites et aux genoux...
J'aviserai donc la semaine d'avant, en fonction de ma motivation, et me le laisse la possibilité de switcher sur un trail de 50-60km.

Ma motivation pointe en réalité vers la 2nde partie de l'année. :-)

Tout d'abord, je compte bien faire un trail de montagne en début d'été.

Ce sera soit le TGV, à Pralo, pour une 2nde participation, en essayant cette fois-ci de performer un peu plus, soit un autre trail dont je n'ai pas encore entendu parler...

Si ma condition le permet, je vais ensuite essayer d'enchainer avec 1 ou 2 trail de 30 à 50km entre Aout et Septembre, afin d'aborder sereinement mon objectif principal de cette année : l'endurance Trail des Templiers. :-)
Ma seconde tentative sur un format de 100km, avec cette fois-ci 4600m de D+.
Je n'ai qu'une hâte : re-courir sur les causses de Millau, 2 ans après ma première participation à la version plus light.
750 participants seulement, pour 100km de bonheur... J'ai une hâte incroyable, et une motivation sans failles ! Pas d'objectif pour l'instant, si ce n'est de profiter à fond de cette course qui s'annonce inoubliable :-)

Tout au long de l'année, si les blessures ne reviennent pas trop me taquiner, je vais essayer de partager avec vous mes semaines d'entrainements, mes tergiversations sur l'équipement et le matériel utilisé pour telle ou telle activité (les bâtons par exemple !!), ainsi qu'évidemment, des comptes rendus de courses avec photos et vidéos.

J'espère que votre année sera riche en belles sorties, en courses folles, et en souvenirs mémorables !

A ce week-end, pour partager avec vous un premier retour sur cette semaine back 2 work !

jeudi 11 décembre 2014

Boire ou courir, pourquoi choisir ?

Boire ou courir, pourquoi choisir ?


Lorsque l’on parle trail avec un non-initié, il est amusant de voir le visage de notre interlocuteur affecter des moues de plus en plus prononcées à mesure que l’on égrène les particularités du trail.
La distance fait sourire, et force l’admiration. Mais lorsque l’on parle du dénivelé et de la nature souvent compliquée des terrains que l’on a la chance de parcourir, le sourire laisse la place à une sorte d’incrédulité : on nous prend pour des fous, des masos, des cinglés qui n’auraient rien d’autre à faire.

Viennent ensuite les questions habituelles, posées d’ailleurs sous formes d’affirmations : « mais du coup, tu suis un régime particulier ? », « et ce n’est pas trop embêtant de ne pas boire d’alcool ? »
Et là, je me marre. Moi, Olivier, pur produit du perche, faire un régime ?!?! Je suis sponsorisé par la Cave du Perche ne l’oublions pas ! J

Ces questions soulèvent un point qui, à mes yeux, me semble particulièrement important dans la pratique de la course à pied :
Quels sacrifices sommes-nous prêts à apporter pour pratiquer notre passion ? Ces sacrifices sont-ils nécessaires ? Que m’apportent-ils ?

Chacun trouvera des réponses qui lui correspondront le mieux ; en revanche, je vais tenter d’apporter ici quelques pistes de réflexions.

Plutôt bon vivant, j’aime la bonne chère. Une bonne côte de bœuf avec pommes dauphines et un bon verre de vin, il n’y a rien de meilleur.
J’ai dû commencer à déguster des vins avant mes 15ans, et je dois dire que depuis ce jour, je n’ai guère fait de pause.

J’ai commencé à courir à Lancaster car nous festoyions intensément. Avec Mathieu, un de mes amis collok, nous avions décidé d’aller courir 15-20min de temps en temps pour se décrasser.
Cela nous permettait de boire des bières sans prendre trop de poids.

Aujourd’hui, ma pratique de la course à pied est radicalement différente, car beaucoup plus intense et structurée, mais la raison reste sensiblement la même.
A quoi bon s’entrainer dur si ce n’est pour se faire plaisir à côté ???
Je me vois mal enchaîner les séances de fractionné, pour n’avaler qu’une tranche de jambon blanc et un litre d’eau magnésienne.

Je prends beaucoup de plaisir à m’envoyer des séances plus ou moins dures, et j’essaie de profiter de chaque instant des trails auxquels je participe.
Mais à côté de cela, sauf si vous souhaitez gagner le France de Trail, je ne pense pas que se restreindre apporte quoi que ce soit.

Je pense boire 2/3 verres de vin presque tous les soirs, et cela ne m’empêche pas de faire de belles séances le lendemain.
Pour la récup, une bonne bière, et enchainer les sorties n’a jamais été une purge, sauf si bien entendu je suis blessé ici ou là.

Si je fais une sortie longue le dimanche matin, je garderai en ligne de mire le bon gueuleton qui m’attend derrière.

J’apporterai juste un demi-bémol à tout cela : la marche à suivre à 3 semaines d’une échéance.
J’ai tout essayé : du dîner bien arrosé la veille à un régime sec de 3 semaines.

Tout d’abord, le zéro efforts.
Je l’ai teste lors de ma participation au Sparnatrail ; une belle course nature de 55k dans la région champenoise d’Epernay.
Pas de restreinte particulière, et un bon gueuleton bien arrosé la veille. Réveil à 3h du mat pour faire la route.
Je prends un départ raisonnable mais rapide. Les sensations sont au top… 30k. La fin fut un calvaire. Perclus de crampes, je n’arrivai plus à mettre un pied devant l’autre.
Verdict « zéro efforts » : plus jamais.

Puis, j’ai testé l’autre extrême : 3 semaines d’efforts alimentaires.
Pas une goutte de vin, pas de desserts, des dîners très légers… Bref, un véritable chemin de croix.
Le jour J, j’arrive sur la course éreinté de ces 3 semaines de contrainte alimentaire. J’ai en fait l’impression que la course est salvatrice.
Attendez, y’a comme un problème là… Le but, c’est d’arriver frais physiquement ET mentalement.
Même pour 10h d’efforts, se contraindre 3 semaines durant est complètement insensé… L’effort n’est plus réalisé pendant la course, mais avant la course…  Il est où le plaisir, là ?
Verdict « 100% effort » : plus jamais.

Dorénavant, je me contente de faire attention.
2 semaines avant, je me restreint à « quelques » verres de vin ; la semaine précédant la course, pas plus d’un ou 2.
J’essaie également tant bien que mal d’avaler des pâtes au déjeuner, et dîner léger le soir (riz/lentilles/soupe) la toute dernière semaine.
Mais pas de réelle contrainte. Je me fais quelques plaisir (desserts, etc) et garde du coup un moral d’acier.
Le jour J, j’arrive frais et dispo, en n’ayant pas la sensation d’avoir déjà soulevé une montagne avant même le coup d’envoi.
Verdict « faire attention, mais se faire plaisir également » : adopté !

Gardons toujours bien en mémoire la motivation qui nous accroche à la pratique du trail : se faire plaisir à courir dans des environnements incroyables, avec des circonstances de course hors du commun.
Pas besoin de se faire un sang d’encre à 3 semaines de chaque évènement.
L’objectif reste de se faire plaisir à l’entrainement comme en course, en conservant une hygiène de vie correcte et en croquant tout de même la vie à pleines dents.

Pour moi, c’est donc tout vu : en temps normal, je profite des bienfaits de la vie : la bonne pitance et les bons vins, what else ?
Et à l’approche d’une course, j’essaie de faire attention, pour arriver affûté le jour J, tout en gardant le sourire et la fraîcheur de mes 30ans !

Et après tout, François d’Haene, il ne serait pas vigneron par hasard ??? J Alors suivons donc l’exemple, et profitons de notre généreux terroir.

mardi 9 décembre 2014

Compte-rendu de course – L’Origole 2014 !

Compte-rendu de course – L’Origole 2014 !

Le mois de Novembre ne s’est pas vraiment déroulé comme je l’aurai souhaité ; ce qui est dommage, car je commençais à être en jambes sur les formats courts…
Le mollet pour commencer, puis un tendon du pied, m’ont forcé à stopper l’entrainement.
Pour compenser, je faisais du vélo, sans savoir que cela m’empêchait de guérir correctement. Quand on est con…

Je me rends donc samedi dernier, avec Hugo dont c’est le premier trail, au Perray en Yvelines.
Il fait froid ; 3/4°c sur place ; on annonce -3° en forêt.
L’organisation est au top : un grand gymnase pour nous accueillir, des bénévoles souriants, une remise des dossards rapide et efficace.
Le sac du coureur inclus un buff (tant mieux, il m’en manquait un), ainsi qu’un gobelet (obligatoire, trail eco-friendly oblige).


Ce trail nous est présenté comme très particulier.
Il y a très peu de dénivelé, mais beaucoup de boue. Il ne faudra donc pas s’enflammer, et ne pas rechigner à courir les pieds trempés, malgré le froid pour le moins saisissant.
Le parcours propose 3 boucles : une de 32km, une de 20km, une de 30km.
Vous pouvez donc vous inscrire à la boucle 1 uniquement (Petit trail de 32k), la 1 et la 2 (Trail de 52k), ou la 1, la 2 et la 3 (grand Trail de 82k).
Pour ma part, ça sera le 52k.

Je ne vous cache pas que je ne suis pas très confiant. J’ai encore un patch de Voltarène sur le pied, et la douleur n’est pas totalement partie lorsque je tire fortement sur le tendon.
Mais cela fait une bonne semaine que je ne ressens plus de réelle gêne ; il est donc fort peu probable que j’aille au bout, mais je pense au moins faire la première boucle.


Le départ est donné à 22H06. J’ajuste la frontale, et c’est parti.
Je m’amuse bien sur le départ, et fait la course en tête avec 2 ou 3 autres personnes, toutes sur le 30k.
Nous sortons du Perray en Yvelines et nous engouffrons à travers bois.
Bien que je n’ai pas couru depuis 3 semaines, les sensations sont bonnes, et je continue à courir dans le groupe de tête les 3-4 premiers km.
Rapidement, mon pied me fait progressivement de plus en plus mal.
Je décide de lever le pied, à contre cœur, et continue bon an mal an avec un petit groupe de 3-4 coureurs ; tous également sur le 30k.
C’est dommage, je suis vraiment facile sur cette course ; les jambes répondent présentes, et le souffle est bon malgré le manque d’entrainement.
Mon pied droit commence à sérieusement me faire mal. Je me dis rapidement que je suis en train de faire une grosse connerie.
Pour terminer la première boucle, il me reste 20k ; alors terminer le 52k, je n’y pense même pas.
2 solutions s’offrent à moi : je me fais mal et j’essaie de remonter le groupe de tête pour terminer la première boucle avec eux ; ou je m’arrêter là pour limiter la casse.

Il faut croire que je suis devenu moins stupide que par le passé ; au km11, je décide de m’arrêter, et en profite pour applaudir les coureurs qui passent.
Dommage, je pense que j’étais 1 ou 2 sur ma course, et j’avais du jus pour durer jusqu’au bout (enfin, on ne sait jamais ce qui peut arriver).
Mais risquer de se blesser gravement pour terminer une course dans la douleur et sans prendre de plaisir n’a vraiment aucun sens.

J’en profite pour voir un médecin d’ailleurs vraiment très sympa, qui me rassure sur ma blessure.
J’ai enfin un vrai diagnostique : pas de fracture de fatigue (OUF), ce n’est qu’une tendinite du releveur.
Verdict : entre 10 jours et 3 semaines d’arrêt, au bas mot, avant une reprise en douceur.
Interdiction de courir, interdiction de faire du vélo (il m’a dit que le fait d’avoir compensé la CAP par du vélo n’avait fait qu’empirer les choses) ; en revanche, je suis autorisé à nager (mais je déteste ça).

Il est 11h du soir, et Hugo terminera la course vers 4h du mat ! (A une belle 11è place, surtout pour un premier trail, bravo à lui).
J’ai donc tué le temps pendant 4-5h, en discutant avec l’organisateur des Raids dingues (très sympa, il finit 4 sur le court) et avec le gagnant des raids dingues, qui a tenté le 80k, et que je retrouverai peut-être sur les marcassins (une revanche ? ;-))

Je ne regrette pas cette journée, car elle est riche d’un apprentissage important : ne JAMAIS s’élancer sur une course avec une gêne toujours un peu présente.

Ah oui, et dernier conseil du doc, sur les patch de Voltarène : ça ne sert à RIEN.
En fait, ces patchs permettent d’atténuer la douleur, ce qui ne sert à rien, et n’aide en rien la guérison du problème.
Si le tendon est enflé, c’est pour une raison. Il faut donc le laisser au repos, à la limite en le glaçant 3 x par jour au début, et attendre que la douleur parte et que l’hématome soit complètement résorbé.
Ces patchs sont à l’origine de ma participation à la course : j’en ai mis pendant 7 jours, ce qui a fait disparaître la douleur. Mais le problème restait bien présent, et s’est rappelé à mon bon souvenir au bout de 2km.

Je vais profiter de cet arrêt forcé pour me mettre à faire de la PPG et de la natation.

Après tout, changer un peu de routine ne pourra pas faire de mal ; je pense d’ailleurs inclure 1 séance de natation / semaine une fois guéri.

jeudi 4 décembre 2014

Quelques erreurs à ne pas commettre lorsqu’il fait froid !

Quelques erreurs à ne pas commettre lorsqu’il fait froid !

Les courses d’hiver arrivent enfin ! Les températures baissent ; la neige s’installe ; les frontales sortent du placard.
Je ne peux m’empêcher de repenser aux éditions précédentes de la SaintéLyon auxquelles j’ai eu la chance de participer : -5 / -10°C et de la neige, que demander de plus au début du mois de décembre J

Nous serons nombreux sur les sentiers, notamment ce week-end ; je me dis que c’est le moment de donner quelques conseils ‘pratiques’, pour tous les néophytes.

1) La tenue

Il fait peut-être froid, mais lorsqu’on s’élance au départ d’un trail, on ne part pas faire une promenade.
Si c’est votre cas, n’écoutez pas ce conseil, et passez directement à la seconde partie.
Lors de ma première SaintéLyon, j’avais l’impression de m’élancer à la conquête d’un pôle.
Emmitouflé comme un esquimau, j’avais même mis 2 collants, dont un relativement épais. Résultat : j’ai eu chaud, et des crampes aux cuisses qui fumaient pendant 50km (c’est très pénible).

L’année dernière, il ne faisait pas plus chaud, mais j’ai tenté une approche différente : un cuissard, des chaussettes de compression ‘hautes’, et 2 t-shirts dont 1 long.
C’était parfait : je n’ai jamais eu trop chaud, ni trop froid. Aucune crampe, et même du jus pour accélérer sur la fin.
Ah oui, et ce n’est pas parce qu’il y a 20cm de neige que vous devez mettre des espèces de crampons pour courir sur la neige : j’avais dû perdre bien 15minutes à les mettre et retirer, pour finalement me rendre compte qu’un de mes crampons s’était cassé sur le bitume : je les avais donc jetés au 1er ravito. 20€ à la poubelle, et 15minutes de gâchées.
Un trail hivernal n’est pas forcément un trail blanc, attention à bien évaluer l’épreuve à laquelle vous allez participer.

2) La frontale

J’ai participé à 5 courses nécessitant le port d’une lampe frontale, et j’ai à chaque fois rencontré un problème différent.
D’une lampe pas assez forte à une panne complète d’éclairage lors des Raids Dingues, ce que je peux vous assurer, c’est que courir mal éclairé est beaucoup plus fatiguant que courir correctement éclairé.
Ne jouez donc pas au plus malin :  achetez 2 bonnes lampes, et partez chargé, en en ayant une sur le front, et une dans la poche… au cas où…

Croyez en mon expérience, lorsqu’on se retrouve au km25 de la Saintélyon avec une frontale qui clignote, ou au milieu d’un parc à sanglier avec une frontale qui ne s’allume plus, on a l’air vraiment très bête.

3) L’hydratation

Le feu ça brûle… l’eau ça mouille et … le froid ça gèle !! Là, vous êtes en train de vous diriger vers la petite croix du haut de page pour ne plus jamais revenir sur ce blog rédigé par un crétin.
Mais croyez-en mon expérience, je ne plaisante pas.
Par 2 fois, je me suis fait avoir par le gel. A l’époque, je courrai avec un Camel normal, et donc un tuyau qui passe sur le devant. Ceci le met à la merci du vent, et du froid glacial auquel nous avons à faire face.
Bouché par des glaçon, je n’ai pu m’hydrater pendant de longs kilomètres, ce qui m’a valu une 2nde édition de la Sainté perclus de crampes, car je ne pouvais m’hydrater.
N’hésitez pas à mettre une membrane autour de votre tuyau ; ça sera pénible lorsque vous devrez remplir la poche à eau, mais les 5min perdues vous éviterons de courir à sec ; un petit mal pour un grand bien, donc.
Et si vous voulez éviter à tout prix ce genre de problème, prenez un sac avec des gourdes sur l’avant, c’est nettement plus pratique !

Donc pour conclure, ne vous suréquipez pas, mettez des piles dans votre frontale, prenez en une en rab, et faites attention à votre réserve d’eau J


Peut-être à samedi pour ceux qui s’élancerons sur les sentiers de l’Origole en forêt de Rambouillet !